Le bâtiment au cœur de la lutte contre le changement climatique
Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie en France parmi l’ensemble des secteurs économiques. Il consomme actuellement environ 68 millions de tonnes d’équivalent pétrole, soit 42,5 % de l’énergie finale totale. Cela représente plus d’une tonne équivalent pétrole consommée par an par chaque français. Il génère 123 millions de tonnes de CO2, soit 23 % des émissions nationales. Ces émissions ont augmenté d’environ 15 % depuis 1990.
Les besoins de chauffage de chaque français sont ainsi à l’origine de l’émission dans l’atmosphère d’environ deux tonnes de CO2 par an.
Le Grenelle de l’environnement a prévu la mise en œuvre à grande échelle d’un programme de réduction des consommations énergétiques des bâtiments et de développement des énergies renouvelables et de récupération.
Dans ce cadre législatif naissant, la pertinence énergétique et environnementale des réseaux de chaleur a été mise en avant. Les réseaux sont désormais reconnus comme un vecteur incontournable d’utilisation thermique des énergies renouvelables et de récupération. Dans le cas de la récupération de chaleur issue de l’incinération des déchets, il est même l’unique moyen de valorisation de cette énergie.
Un « fonds chaleur renouvelable » est mis en place depuis 2009. Son objectif est de soutenir la production de chaleur à partir de sources renouvelables ou de récupération pour l’accroître de 5,5 Mtep d’ici 2020, soit plus du quart de l’objectif fixé par le Grenelle de l’environnement en matière d’énergies renouvelables (20 Mtep supplémentaires à l’horizon 2020).
Le fonds chaleur renouvelable soutient principalement le développement de l’utilisation de la biomasse (forêts, effluents, déchets…), ainsi que le développement de filières innovantes (géothermie, pompes à chaleur, solaire thermique…). Les secteurs concernés sont l’habitat collectif, le tertiaire et l’industrie.
Il incite également au développement de l’utilisation d’énergies renouvelables et de récupération par les réseaux de chaleur, qui représentent déjà actuellement plus du quart des énergies consommées par les réseaux.
Les modalités d’intervention du fonds chaleur concernant les réseaux de chaleur consistent en :